Manipulating search engines for profit become a serious problem (Brin & Page 2000)
24 Mai 2007
Dans le prolongement de mes précédentes notes, voici la dernière catégorie de cette segmentation par approches technologiques:
Les vendeurs virtuels: Vendre est une action qui nécessite un échange avec le client. Il faut trouver l'argument clef qui va faire passer à l'acte d'achat, lutter contre la procrastination (lire Henri Kaufman qui en parle très bien si vous ne savez pas de quoi il s'agit).
Pour le e-commerce, disposer d'un vendeur virtuel est un idéal dont on est encore bien loin. En général soit le site propose un vendeur en chair et en os mais au téléphone, soit rien du tout. Même si des technos comme Wengo ou Skype vont améliorer cette interactivité, la ressource humaine est limitée et chère. Des modèles 100% techniques sont donc potentiellement valables en complément.
Une évolution des comparateurs / guides d'achats pourraient aller dans ce sens à condition de pouvoir comprendre les attentes du consommateur. Cela signifie donc d'introduire un bonne dose de sémantique dans les portails.
Critéo et Twenga me semblent avoir cette volonté mais le chemin à parcourir est encore très long.
La clef est d'interpréter le contenu de l'offre marchande (en feed ou mieux en crawle) pour apporter à l'internaute le bon argument au meilleur moment. Twenga vise l'argument prix avec une exhaustivité et indépendance complète. Critéo l'argument technique.
On pourrait ajouter dans cette catégorie les moteurs de recherche comme Antidot et ses concurrents bien que leur approche reste encore très liée aux mots clefs.
Le principal enjeu est de dépasser significativement la capacité de Google. C'est à mon avis dans cette catégorie que le couplage avec des interfaces riches est le plus intéressant et générateur de valeur.
Shopoon est à ce titre le meilleur exemple de cette amorce de convergence.
Cela permet à ces technologies de rendre plus concret leur différenciation vis-à-vis du geant américain.
Une fois leur valeur ajoutée identifiée par l'Internaute, ces portails et interfaces n'auront aucun mal à rentabiliser leur flux auprès des e-marchands voire même des marques.